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Situé dans un endroit bien adapté à sa fonction : Dans la vallée de la Bruche, passage reliant Strasbourg et le centre de l’Alsace à la France "de l’intérieur" par les cols du Donon, du Hantz, de Saales... Sur la route et la voie ferrée qui longent la vallée. Bien protégé dans son environnement de forêts de montagne... Et à deux pas du camp du Struthof .
 
Mis en service dès août 40. Evacué à Gaggenau-Rotenfels en novembre 44. Dirigé par Karl Buck .
 
Des milliers de « Terroristen » alsaciens, mosellans, vosgiens, et venant de toute la France et de tous les pays occupés, y furent enfermés. Pour être "rééduqués", interrogés, torturés, utilisés comme main d’oeuvre...
 
Puis être « triés ». Avant d’être expédiés juste à côté vers le Struthof ou d’autres camps. Certains ayant été exécutés sur place ou dans les forêts voisines .
le camp de Schirmeck ... >>> retrouvez la page originale sur l'excellent site de Gérard Villemin.
 
Le camp de Schirmeck-La Broque fut un autre Drancy, Compiègne... Mais il fut d’abord un Sicherungslager Camp de Sécurité.
 
Sa principale activité, et première vocation, fut d’être un Erziehungslager Camp de "Rééducation" pour les Alsaciens Lorrains réfractaires aux "bienfaits" de la germanisation de leur territoire. Plus de 10 000 ont souffert ici.
Photos in web
De juin à octobre 1944, Mme Marthe Klinger a été internée au camp de Schirmeck-Vorbruck.
LIDNER Robert : Du camp de Schirmeck à la 2e DB en passant par la Wehrmacht
 
http://www.malgre-nous.eu/spip.php?page=imprimir_articulo&id_article=2101
Ingersheim Résistante à 17 ans par Bruno Meyer
En septembre 1942, -elle n’avait même pas 17 ans-, Lucienne Wagner a été internée pour six mois au camp de Schirmeck-Labroque pour avoir fait passer des prisonniers français à travers les Vosges. Soixante-dix ans après, elle est venue témoigner de la barbarie nazie devant des lycéens d’Ingersheim.
En septembre 1942, -elle n’avait même pas 17 ans-, Lucienne Wagner a été internée pour six mois au camp de Schirmeck-Labroque pour avoir fait passer des prisonniers français à travers les Vosges. Soixante-dix ans après, elle est venue témoigner de la barbarie nazie devant des lycéens d’Ingersheim.
Marguerite Durrmeyer est arrêtée à Metz. Elle est enfermée pendant deux mois et demi dans les caves de la Gestapo... Puis elle est internée au camp de Schirmeck où elle est libérée par les Américains le 20 novembre 1944. Elle est décédée le 2 décembre 2005 à l’âge de 85 ans.
 
http://actionantifasciste.fr/2010/05/rs2f-marguerite-durrmeyer-avec-nous/
De la “Das Reich” au Maquis DITCHEN Raymond
 
Raymond Ditchen est une véritable « Tête de Français ». Son attitude lui vaut d’être incarcéré par les Allemands à Sarreguemines, à Strasbourg et aux camps du Struthof et de Schirmeck. Il est tout de même enrôlé dans la division “Das Reich”. Après plusieurs tentatives d’évasion, il intègre un Maquis dans la Vienne.
Il ne reste que peu de traces du camp d’internement, intégralement démonté après la libération entre 1954 et 1960.
 
La rue du Souvenir abrite toujours le bâtiment de la « Kommandantur » du camp construite en 1943. Aujourd’hui propriété privée, seule une plaque apposée sur la façade rappelle la page d’histoire qui s’est écrite en ces lieux.
 
La grille de l’ancienne mairie, actuelle médiathèque de Schirmeck, grille d’entrée d’origine du camp.
Un des rares souvenirs du camp de Schirmeck - Labroque, ce rouleau compresseur utilisé pour l’aménagement des routes, il était mû par traction humaine.
Charles Pabst ...Témoignage du chanoine Charles Pabst, interné de mai 1943 à mars 1945. Très complet, sur le site malgre-nous
Déportée pour un bouquet de fleurs
 
Madame Georgette Planes, née Freyburger... «Le 27 mai 1944, un bombardier Américain s’écrase sur la commune de Bergheim au cour d’un affrontement avec l’ennemi. Deux aviateurs perdent leur vie et sont enterrés en toute hâte au cimetière du village.
 
Le dimanche de la Pentecôte, âgée de 20 ans, je suis allée avec des amies, déposer un bouquet de marguerites à l’endroit où les malheureux ont été ensevelis.
 
Le lundi la tombe a été détruite et ma vie bascula à partir de ce moment.
 
Arrêtée pour ce geste le 2 juin par la Gestapo, emprisonnée à Colmar, camp d’internement de Schirmeck (camp de « rééducation » spécialement destiné à recevoir des Alsaciens récalcitrants détenus pour raisons politiques), puis déportée au camp de Gaggenau, je fus délivrée le 18 octobre 1944.
Le commandement est confié au SS-Hauptsturmführer Karl Buck qui le gardera jusqu'à la fin.
 
La violence et la terreur caractérisent cet homme à la jambe de bois, dont les détenus évoquent l'insoutenable regard.
 
Karl Buck fut condamné à mort par un tribunal militaire britannique à Wuppertal en 1946 et par le tribunal militaire de Metz en 1953 ; il fut néanmoins libéré après 8 ans d'emprisonnement.
Les personnes qui ont sévi dans ce camp...